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	<title>Les Utopiades de l'Arene - 2nd cycle &#187; t</title>
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	<description>Le blog officiel des débats</description>
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		<title>Valeurs du DD : le piège des évidences&#8230; (1)</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 11:19:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Debat 3 : Quel contrat éducatif et social pour un développement durable?]]></category>
		<category><![CDATA[t]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors de nos premiers débats, certains discours reviennent comme des évidences partagées par certains invités et la salle : des discours critiques et utopiques qui forment le contexte culturel des débats intellectuels sur une nécessaire &#171;&#160;révolution environnementale&#160;&#187;. Mais certaines évidences partagées masquent peut-être de problèmes fondamentaux, des enjeux de civilisation qui divisent. 
Par exemple : le DD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de nos premiers débats, certains discours reviennent comme des évidences partagées par certains invités et la salle : des discours critiques et utopiques qui forment le contexte culturel des débats intellectuels sur une nécessaire &laquo;&nbsp;révolution environnementale&nbsp;&raquo;. Mais certaines évidences partagées masquent peut-être de problèmes fondamentaux, des enjeux de civilisation qui divisent. </p>
<p>Par exemple : <em>le DD doit nous permettre de redéfinir une civilisation à partir de l&#8217;objectif du bonheur, et symétriquement si nous ne faisons rien, nous sommes condamnés à une apocalypse inévitable.</em></p>
<p><strong>Le bonheur ou la catastrophe?</strong> </p>
<p>Nous faisons face à un précipice : ce vertige morbide (finitude de la planète, risque d&#8217;extinction de la vie) explique peut-être le besoin de se projeter dans son opposé : la vie idéale, le <em>bonheur</em>. Ce mot revient sans cesse, sans que l&#8217;on explique en quoi il serait réellement en rapport à la crise environnementale, ni en quoi il y répondrait. Au delà de la nécessité stratégique d&#8217;adosser la rationalité du DD aux risques (et réalités) de la catastrophe, le thème du bonheur paraît particulièrement problématique : n’est-ce pas précisément la morale du bonheur qui porte une lourde responsabilité dans la crise environnementale que nous traversons ? </p>
<p>Kant avait critiqué la tentation de fonder la morale sur le bonheur, car celui-ci est nécessairement une notion privée et subjective qui contredit tout accord objectif sur des valeurs universelles. A chacun son bonheur, c’est bien connu… Quant à définir la norme d&#8217;un bonheur collectif, l&#8217;Histoire du XXe siècle devrait nous vacciner : c&#8217;est précisément la réthorique de tous les totalitarismes.  Et une société démocratique basée sur le bonheur, tend à se fragmenter, se réduire sur des communautarismes, des préférences et donc des rejets! La société du nombrilisme, nous y sommes déjà&#8230; Il faudrait donc au contraire apprendre à ne pas penser à partir des notions hédonistes de bonheur (bien être, satisfaction, plaisir), qui se traduisent concrètement par modes de consommation.</p>
<p>Se projeter sur un projet de civilisation pourrait donc consister à affronter ces paradoxes : remettre en cause la société de consommation, c’est peut-être remettre en cause une idée fondamentale : la liberté individuelle, comprise comme le bon vouloir… Rouler en 4&#215;4 lorsqu&#8217;on habite en ville, c&#8217;est évidemment une survalorisation de la liberté individuelle (et un remède imaginaire au manque de liberté réelle), mais au delà des caricatures, un projet de civilisation durable pourra-t&#8217;il faire l&#8217;économie d&#8217;une réflexion sur la réponse à ce désir d&#8217;autonomie et de liberté? L&#8217;idéal du bonheur prend ici un sens beaucoup plus essentiel et politique. </p>
<p> </p>
<p>MA.</p>
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