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8 décembre 2008Points de vue Laissez un commentaire »Et si les politiques du DD (développement durable) avaient déjà atteint leurs limites, au plan stratégique? Parce qu’elle ne parlent que de… DD.
Identifier les problèmes, proposer des solutions, promulguer des règlements, mener des expériences exemplaires,… rien de tout ceci ne suffirait! Ou plutôt, tout ceci enfermerait le DD dans un cercle idéal qui resterait clos sur ses enjeux de premier degré.
Et ce n’est pas le DD qui est le premier en cause ici : c’est toute politique qui voit ses frontières bouger, avec de nouveaux champs de positionnement du discours, avec des stratégies innovantes qui tirent les leçons de décennies de désintérêt progressif. Où la culture joue un rôle central.
Ainsi de la ville de Paris après 2001, qui pour soutenir sa nouvelle politique de priorité au transport public et aux mobilités douces s’est appuyée de manière spectaculaire sur des événementiels culturels qui ont préfiguré la ville à venir. Nuit Blanche, Paris-Quartiers d’été ou Paris-Plage ont permis à des millions de franciliens de pratiquer la capitale sur un mode radicalement alternatif : à pied, la nuit, gratuitement, sur des sites d’ordinaire réservés au trafic routier, dans l’étonnement et la mixité. Par l’expérience de ces nouveaux plaisirs urbains, ils sont devenus des acteurs et supporters de ces objectifs durables, qui en eux-même sont si difficiles à valoriser et imposer.
La culture comme instrument de marketing stratégique? Ou comme outil de construction participative des nouvelles identités métropolitaines?
MA
Mots-clés : limites, Paris, tansport Laissez un commentaire »


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