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28 décembre 2008Bienvenue! Laissez un commentaire »« QUELLES POLITIQUES CULTURELLES POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ? »
Vous avez été très nombreux à participer lundi 15 décembre 2008 au Théâtre du Rond Point au premier débat du cycle 2 de nos Utopiades…
En ouvrant ce cycle « culture et développement durable », je n’imaginais pas à quel point nous allions nous confronter à de nouvelles approches, et élargir notre champ d’horizon autour du développement durable… un peu comme lorsqu’on s’aventure dans un musée que l’on ne connaît pas et qu’on se laisse surprendre, émouvoir par des œuvres qui nous étaient totalement étrangères… Nous avons ainsi pu constater la diversité des pratiques culturelles suscitées par le développement durable, qu’il s’agisse de politiques institutionnelles, d’expérimentations artistiques ou bien encore de l’accompagnement de grandes enseignes a priori peu engagées dans cette voie.
Ce premier débat était donc une invitation à découvrir comment ces deux mondes, celui de la culture et du développement durable, peuvent se parler et se nourrir mutuellement …
Les questions de visions partagées, de valeurs liées au développement durable, et de leur nécessaire transmission, rapidement venues au centre du débat, seront reprises et approfondies les 15 janvier et 9 février prochains.
Il est sans doute trop tôt pour tirer des conclusions d’un débat aussi riche et alimenter la mission prospective de notre Agence.
J’ai néanmoins pu noter qu’au-delà du nécessaire « verdissement » des manifestations et équipements culturels, une véritable politique culturelle « durable », locale, soucieuse de la diversité, de l’accessibilité de tous les publics, de l’équité économique, à la fois ouverte sur le monde et inscrite dans son territoire, reste encore à construire… Les nombreux savoir-faire en présence méritent d’être plus spécifiquement identifiés et décryptés.
Parmi les nombreux propos, je retiendrai, à titre de conclusion provisoire, les mots de Didier Fusillier : « le lien entre culture et développement durable se justifie pleinement … il faut prendre à bras le corps cette envie de diversité et de développement durable … mais aussi s’en amuser, car c’est ce jeu … qui permet de créer ce rayonnement formidable qui est celui de la culture. »
Les intervenants sur scène et les participants dans la salle ont su témoigner de cette diversité et de la grande richesse des expériences menées sur le terrain, dans diverses disciplines artistiques et avec différents public. Je les en remercie et vous invite à prolonger ces débats par vos témoignages sur ce blog.
Marie-Pierre Digard
Présidente de l’Arene
Laissez un commentaire »BIENVENUE SUR LE BLOG DES UTOPIADES
Bonjour,
Bienvenue sur le Blog officiel des 2e Utopiades!
Rejoignez-nous pour débattre en amont de ces trois rencontres consacrées aux relations contemporaines entre culture et développement durable.
Au-delà des dispositifs réglementaires et des innovations technologiques, la revendication d’une dimension sociale du développement durable a ouvert le champ d’une réflexion plus large, autour de l’idée de création, de culture et de civilisation.
Qu’en pensez-vous? Quelles sont vos attentes pour ces Utopiades?
Vos contributions à ce Blog permettront à la fois de préparer ces débats et de leur donner l’ampleur qu’ils méritent.
A vous!…
BB
Bande annonce Utopiades 2008
par ARENEIDF -
15 décembre 2008Non classé Laissez un commentaire »Quelques données chiffrées sur la filière culture en Ile-de-France en 2006:
- 3.800 monuments historiques classés et inscrits (9 % du nombre national)
- 136 des 1207 musées de France
- 28 millions de visiteurs en 2006 pour les musées de France franciliens, dont 8 millions pour le Louvre, 4 millions pour Versailles, plus d’un million pour Beaubourg…
- 316 bibliothèques municipales
- 222 maisons d’éditions sur 310 au niveau national
- près de 14.000 représentations (spectacles de variétés et de musiques actuelles), soit près de 5,5 millions d’entrées (un tiers du nombre enregistré en France)
- 991 salles de cinéma actives
- 16.000 emplois dans la filière culturelle des collectivités territoriales (dont 8.900 professeurs et assistants spécialisés ou non d’enseignement artistique)
- 64.400 intermittents du spectacle (plus de la moitié par rapport au national)
- 33 % des architectes inscrits à l’ordre national des architectes (28.600)
- près de 20.000 artistes plasticiens (soit plus de la moitié des artistes plasticiens cotisants à la sécurité sociale des artistes)
- au total, 113.500 salariés, soit 2,9 % de l’emploi total salarié francilien, mais 45 % de l’emploi salarié dans le secteur des industries culturelles en France
Au-delà du traditionnel tropisme culturel de la Région capitale en France, Paris et la région Ile-de-France, représente une place de première ordre sur la scène internationale des industries culturelles. La filière culture, facteur d’attractivité et de dynamique de développement territorial … reste à l’inscrire plus explicitement dans la perspective de développement durable et de l’éco-région.
Sources :
- Statistique de la culture : chiffres clés, édition 2008 , Ministère de la Culture
- Les industries culturelles en Île de France, note IAU, avril 2006
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15 décembre 2008Debat 2 : Quel projet de civilisation pour le développement durable? Laissez un commentaire »La contrainte environnementale est un extraordinaire moteur de changement, au centre des enjeux du XXIème siècle. C’est un virage créatif à aborder, fondé sur la démocratie et la rencontre des cultures. Un virage qui nécessite donc une véritable prise en compte de la société actuelle, qui nécessite information, concertation et collaboration.
Une prise de position de Gilles Berhault, président de l’Associtation pour lacommunication et l’information pour le développement durable, sur les nécessités de lier développement durable et société de la connaissance
Mots-clés : concertation, connaissance, information, politique Laissez un commentaire » -
15 décembre 2008Debat 2 : Quel projet de civilisation pour le développement durable? Laissez un commentaire »Les Nations Unies ont déclaré l’année 2008 année Internationale des langues. Nous parlons environ 6000 langues de part le monde. D’après l’Unesco, d’ici à la fin du 21ème siècle, seulement la moitié ou peut-être seulement 10% de ces langues survivront. La diversité culturelle, au cœur des questions de développement durable, repose aussi sur la diversité des langues .
Le lien vers le Projet Sossoro de la Fondation Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures :
http://www.ambafrance-jp.org/article.php3?id_article=3124
Une dépêche de l’AFP sur l’extinction du dialecte Eyak (Alaska) avec sa dernière locutrice, en janvier dernier
http://afp.google.com/article/ALeqM5hZjEomD-XWyPQ3yvqOn7aQPJ_-ag
La conservation des langues minoritaires est aussi une question d’actualité dans les pays occidentaux , par exemple en Allemagne :
http://www.euractiv.com/fr/culture/allemagne-langues-minoritaires-danger/article-174159
En France :
http://www.humanite.fr/1999-06-25_Societe_Les-75-langues-minoritaires-de-France
Mots-clés : conservation, dialecte, extinction, langue, Unesco Laissez un commentaire » -
15 décembre 2008Debat 2 : Quel projet de civilisation pour le développement durable? Laissez un commentaire »La biotechnologie a connu ces dernières années une progression fulgurante. Ses possibilités semblent infinies et les limites de son utilisation tiendront probablement plus de l’éthique que du technologique. Au-delà des débats sur les OGM, il est important de comprendre les enjeux relatifs à cette question, enjeux qui seront au cœur de ce XXIème siècle.
Un premier article très complet sur les relations entre biotechnologies et développement durable, interrogeant notamment cette relation de manière différenciée pour les pays du Nord et ceux du Sud.
http://www.elwatan.com/La-biotechnologie-au-service-du
Deux liens relatifs à la possibilité d’utiliser la biotechnologies pour recréer des espèces disparues :
http://www.unisciences.com/biologie/news/mammouths_renaissance.php?id=338
Enfin, en lien avec le premier débat : des usages de biotechnologies dans des pratiques artistiques :
http://viapictura.over-blog.com/categorie-635671.html
Mots-clés : art, biotechnologie, développement durable, écologie, génétique Laissez un commentaire » -
14 décembre 2008Points de vue Laissez un commentaire »Un art au service du développement durable ? Sans doute l’idée peut-elle complaire aux militants de la pédagogie environnementale. Mais tous les autres – pour lesquels « l’art ne saurait être au service de quoi que ce soit » – n’y verront qu’un assujettissement insupportable. « L’art pour l’art » contre l’art à « thèses » et à « messages », la querelle n’est pas d’aujourd’hui… mais le développement durable déplace un peu le débat, le portant tout spécialement sur la question du legs aux générations futures, de leur « sensibilisation » et de leur « éducation ». Saint-Exupéry souvent cité dans ce contexte : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». L’éthique du développement durable se fonde bien sur l’idée de notre « responsabilité à l’égard des générations futures ». C’est bien parce que nous leur devons plus qu’une planète souillée, dégradée, appauvrie, que nous nous mettons en devoir de les préparer à ne pas nous imiter.
Jacques Rémy-Girerd, réalisateur de « Mia et le migou » : « le changement passera par les enfants, qui sont aujourd’hui prescripteurs, qui peuvent aider leurs parents à mieux prendre en compte l’environnement ».
Et l’art dans tout cela ? Il faut y regarder de plus près. Dans la même interview, Jacques Rémy-Girerd évoquant son film, souhaite qu’il nous permette de « retrouver les territoires de notre enfance ». Nous y voici donc. Le bonheur ne serait pas seulement dans le pré, il serait donc aussi loin derrière nous, dans ce « vert paradis des amours enfantines ». Retour, pas nécessairement nostalgique, mais retour quand même. Nietzsche dans un écho : « Maturité de l’homme : retrouver le sérieux des jeux de son enfance ». Picasso suggère pourtant autre chose : « A treize ans je peignais comme Raphaël, j’ai mis toute ma vie à peindre comme un enfant ». Enfance (re ?)trouvée, peut-être, mais dans un « apprentissage » aussi culturel et instruit que personnel et instinctif. L’art comme enfance plutôt que l’enfance de l’art, devant soi plutôt que derrière, et pas nécessairement au bout d’un chemin de roses : souffrance et combat de l’artiste…
Combat ? L’art moderne ne saurait être que combat : « La peinture n’est pas faite pour décorer les salons, c’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi », déclare Picasso en mars 45. Un combat d’abord artistique, de « traits et de couleurs », de « signes », de « symboles », mais pas nécessairement égoïste ni solitaire : « J’ai voulu par le dessin et la couleur, puisque c’étaient là mes armes, pénétrer plus avant dans la connaissance du monde et des hommes, afin que cette connaissance nous libère tous chaque jour davantage… ». Enfin, comme chacun sait, un combat qui ne se suffit pas toujours à lui-même et que les artistes prolongent parfois, comme Picasso, d’un engagement effectivement politique.
Alors, le développement durable est-il un combat ? Des artistes en sont-ils et sur quels modes ? Et cela dans quel rapport à leur enfance, à l’enfance, aux générations futures ? Nous attendons vos avis et contributions…
BB
Mots-clés : art, art pour l'art, combat, enfance, Picasso Laissez un commentaire » -
11 décembre 2008Debat 1 : Quelles politiques culturelles pour le developpement durable? Laissez un commentaire »Le graffiti peut-il être une démarche de développement durable ? Une idée surprenante du point de vue écologique, si l’on considère que les bombes de peinture sont très polluantes et les problèmes que le graffiti soulève généralement en termes de préservation du patrimoine. Néanmoins, le 21 mai 2008, la ville de Brest a reçu le Trophée du développement durable décerné par le Conseil régional et L’Ademe pour un projet associant jeunes et artistes graffeurs sur des transformateurs électriques d’EDF. Car le graffiti est aussi un vecteur culturel et social et en ce sens peut peut-être intervenir dans le sens du développement durable. Mais surtout, le graffiti dispose désormais d’un moyen d’expression écologique : le Reverse Graffiti, qui prend le contre-pied de la pollution en milieu urbain.
L’article de Ouest France sur la remise du Trophée du développement durable à la ville de Brest :
Le Reverse Graffiti d’Alexandre Orion, un artiste brésilien de Sao Paulo
http://www.piart.name/post/2007/03/11/56-reverse-graffiti
Voir la vidéo :
http://www.koreus.com/video/reverse-graffiti.html
Le Reverse Graffiti Project présentant le travail de l’artiste anglaise Moose à San Francisco :
http://www.kickandblog.com/index.php?post/2008/06/15/The-Reverse-Graffiti-Project
Mots-clés : Brest, cultures urbaines, graffiti, Reverse Graffiti Laissez un commentaire » -
11 décembre 2008Debat 1 : Quelles politiques culturelles pour le developpement durable? Laissez un commentaire »On a généralement tendance à lier développement durable et patrimoine sous l’angle de la conservation. Mais comment ces deux notions s’articulent-elles dès lors que le développement durable s’inscrit dans une démarche d’innovation ? Si les conflits se focalisent souvent sur les paysages ruraux (notamment sur la question des éoliennes), ces problèmes se posent également en milieu urbain.
Un article très complet sur culture, patrimoine et développment durable:
http://www.a21l.qc.ca/9639_fr.html
Un autre article très complet sur les tensions entre développment durable et préservation du bâti:
http://developpementdurable.revues.org/document4913.html
De l’importance du développement durable pour la préservation du patrimoine historique mondial :
http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article214&var_recherche=estivale
Une première approche des conflits qui peuvent naitre entre les objectifs de conservation du patrimoine et les innovations nécessaires liées au développement durable (concernant l’installation de panneaux solaires en milieu urbain)
La même problématique que l’article précédent, mais cette fois à propos de l’installation d’éoliennes en milieu urbain.
Mots-clés : conservation, éolienne, innovation, patrimoine, solaire, ville Laissez un commentaire » -
11 décembre 2008Debat 1 : Quelles politiques culturelles pour le developpement durable? Laissez un commentaire »Pour Georges Henri Rivière, inventeur et théoricien de la notion d’écomusée, ce dernier devait être « un instrument, un miroir, une expression de l’homme et de la nature, une expression du temps, une interprétation de l’espace, un laboratoire, un conservatoire, une école, des itinéraires et des cheminements ». Il s’agissait de faire vivre un patrimoine, un territoire, un territoire par son patrimoine, une démarche que l’on peut considérer aujourd’hui au cœur des objectifs du développement durable.
Pour une définition de l’écomusée :
http://www.ecomusee-sainte-baume.asso.fr/definecomusee.html
Pour une approche critique de la notion d’écomusée par A. Desvallée, théoricien du patrimoine :
http://terrain.revues.org/index2889.html
Quelques sites d’écomusées :
http://www.ecomusee-creusot-montceau.fr/
http://www.ecomusee-alsace.fr/
http://www.ecomusee-avesnois.fr/
http://www.ecomusee-rennes-metropole.fr/
http://www.ecomusee-saint-nazaire.com/
http://www.ecomusee-de-la-bresse.com/
http://www.ecomusee-ledaviaud.com/
Mots-clés : écomusée, Georges Henri Rivière, patrimoine Laissez un commentaire » -
8 décembre 2008Points de vue Laissez un commentaire »Et si les politiques du DD (développement durable) avaient déjà atteint leurs limites, au plan stratégique? Parce qu’elle ne parlent que de… DD.
Identifier les problèmes, proposer des solutions, promulguer des règlements, mener des expériences exemplaires,… rien de tout ceci ne suffirait! Ou plutôt, tout ceci enfermerait le DD dans un cercle idéal qui resterait clos sur ses enjeux de premier degré.
Et ce n’est pas le DD qui est le premier en cause ici : c’est toute politique qui voit ses frontières bouger, avec de nouveaux champs de positionnement du discours, avec des stratégies innovantes qui tirent les leçons de décennies de désintérêt progressif. Où la culture joue un rôle central.
Ainsi de la ville de Paris après 2001, qui pour soutenir sa nouvelle politique de priorité au transport public et aux mobilités douces s’est appuyée de manière spectaculaire sur des événementiels culturels qui ont préfiguré la ville à venir. Nuit Blanche, Paris-Quartiers d’été ou Paris-Plage ont permis à des millions de franciliens de pratiquer la capitale sur un mode radicalement alternatif : à pied, la nuit, gratuitement, sur des sites d’ordinaire réservés au trafic routier, dans l’étonnement et la mixité. Par l’expérience de ces nouveaux plaisirs urbains, ils sont devenus des acteurs et supporters de ces objectifs durables, qui en eux-même sont si difficiles à valoriser et imposer.
La culture comme instrument de marketing stratégique? Ou comme outil de construction participative des nouvelles identités métropolitaines?
MA
Mots-clés : limites, Paris, tansport Laissez un commentaire »



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