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    Vous pouvez desormais retrouver le 3eme numero du Journal des Debats :

    Le Journal des Debats 3/3

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    En dépit d’un foisonnement imprévu de rencontres sur le sujet ce soir-là, les
    « fidèles » se sont retrouvés nombreux au Rond-Point pour ce dernier rendez-vous
    de la saison 2008/2009 des Utopiades. Au menu : les questions ultra-sensibles
    de l’école, d’internet et de la responsabilité politique… Autour de la table : Bettina
    Laville (avocate, fondatrice de « Vraiment durable » ), Marc Armengaud (philosophe),
    Michel Péna (paysagiste, président de la Fédération française du paysage) et Samuel
    Morillon (directeur de Cybion et d’AgoraVox), autour de Philippe Lefait (journaliste).
    Morceaux de choix d’une conversation aussi gourmande que savante, piquant au vif
    les urgences et les contradictions de l’époque.


    Développement durable ?

    envoyé par ARENEIDF

    Révolution éducative ?

    envoyé par ARENEIDF

    L’utopie de la communication ?
    envoyé par ARENEIDF

    Un défi pour la démocratie ?

    envoyé par ARENEIDF
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    12 février 2009Bernard BensoussanNon classé    Laissez un commentaire »

    Quelques références bibliographiques sur les liens entre démocratie et développement durable :

    Le respect de l’environnement,  un développement économique respectueux et la mise en place d’une justice sociale ne peuvent être atteint qu’avec la participation de tous les citoyens. Le Développement Durable exige la démocratie et la participation effective à cette démocratie : c’est ce qu’on appelle la démocratie participative.

    http://www.ritimo.org/dossiers_thematiques/developpement_durable/dd_democratie.html

    Mots-clés : , , Laissez un commentaire »
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    9 février 2009Bernard BensoussanNon classé    Laissez un commentaire »

    Vous pouvez désormais retrouver la richesse du deuxième débat des Utopiades dans le deuxième numéro du Journal des Débats!

    Téléchargez le ci dessous:

    Le Journal des Débats 2/3

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    Vous aviez été très nombreux à la première des Utopiades 2008/2009 et vous l’étiez aussi  pour ce deuxième rendez-vous, où nous avons eu le plaisir de vous accueillir.

    Au-delà du débat actuel sur l’alternative au libéralisme, ce sont  la possibilité d’une civilisation universelle, l’idée et la nature du progrès, le choix de modèles de développement, d’organisation et d’échanges plus solidaires qui furent mises en question. Deux heures n’y ont sans doute pas suffi, mais nous avons au moins ouvert le débat !

    Retrouvez ci-dessous les temps forts de ce débat en vidéo :

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    Lors du 2e débat, le philosophe Jean Attali proposait d’envisager la question de civilisation du DD à partir de la notion de transmission : que voulons-nous et que pouvons nous décider de transmettre? On peut l’entendre spontanément dans les termes du patrimoine des lieux, des idées, des structures sociales même (ce que nous avons qu’il faut préserver), mais cela prenait dans son propos un sens plus prospectif à partir de la question de l’éducation. Ne faut-il pas remettre en cause les codes mêmes de la transmission pour arriver à transmettre une autre relation au monde? 

    C’est de manière éminente une question culturelle. Ce qui est en crise à l’école, n’est-ce pas justement l’idée de socle culturel, comme l’illustrent les tensions entre modèle républicain et reconnaissance des communautarismes? Le DD sera-t’il l’occasion de repositionner les valeurs sur une actualité, et une relation au futur qui serait plus forte que les différences et les fragilités culturelles ? Repenser la transmission à partir de ce dont les générations futures auront besoin, plus qu’à partir de ce que les générations passées souhaitent perpétuer. 

    Repositionner ce débat dans le contexte du DD, c’est donc s’interroger sur notre rapport au temps, sur la relations entre l’échelle des problèmes et les temporalités sur lesquelles nous pouvons projeter des transformations. L’école (au sens large) peut-elle être à l’avant garde de ce mouvement, là où l’on apprendrait à penser autrement? Dans la mesure où le corpus technique qui essaie de répondre aux défis environnementaux est en mouvement perpétuel (et encore balbutiant), il ne s’agirait pas tant d’éduquer aux solutions, qu’à la relation aux problèmes. Transmettre deviendrait donc aussi se défaire d’une partie de son identité passée pour permettre la naissance d’une nouvelle, et de postuler la nécessité d’inventer au cœur de la construction de l’individu et de la collectivité. Une utopie?! 

    MA. 

     

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    Lors de deux premiers débats, a été exprimé plusieurs fois la nécessité de remettre en cause l’idée du progrès, et peut-être d’y renoncer, tout comme il faudrait renoncer à émettre des valeurs universelles qui seraient agressives et intenables pour d’autres cultures et stades de développement. 

    Renoncer au progrès, et à l’universalisme? 

    L’occident a pris l’habitude de battre sa coulpe, et le DD lui sert bien des occasions de jouer cette étrange scène : les dominants d’hier s’excusent de dominer encore, ce qui est peut-être une terrible illusion d’optique, car ni la Chine, l’Inde, le Brésil, ou l’Afrique du sud, n’ont de temps à consacrer à ces jérémiades : ils inventent leur propres stratégies de développement en exploitant toutes les faiblesses du notre. Jamais l’idée de progrès n’a été aussi active et diversifiée : planétaire. 

    Le débat sur l’universalité des valeurs du DD, qui voit ressurgir en permanence l’hypothèse que ce qui est bon aux yeux de l’occident serait incompréhensible ou inadapté pour les autres, a le mérite de réintroduire l’exigence de reconnaître les différences. Mais pour autant, n’est-ce pas une façon de durcir des conflits historiques et de perpétuer des discours qui n’ont plus de réalité opérationnelle tant les économies et les cultures sont interdépendantes (jusque dans leurs conflits) ? N’est-ce pas surtout une façon de continuer à penser dans des termes « d’Histoire-géo » qui seraient peut-être totalement dépassés? Un projet de civilisation durable, serait justement au-delà des frontières, et des positions historiques clivées, car il prendrait la mesure des interdépendances. L’échelles des questions globales, ne nous invitent-elles pas à repenser l’universel plutôt que de le dénoncer? Ce qui fait le jeu de toutes les divisions, frontières, et conflits… 

    Le problème que soulève cette critique des valeurs d’universalisme et de progrès issus des grandes révolutions politiques européennes et américaines des XVIIe et XVIIIe siècles, c’est de « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». Nous vivons un moment d’intense transformation historique, où le temps s’accélère. Si bien qu’il devient difficile de savoir comment positionner une réflexion fondamentale : en considérant l’Histoire récente, l’Histoire du siècle passé, ou bien en se positionnant en prospective (et laquelle : +10, +50, +100…)? La réflexion sur le DD doit-elle se fixer pour objectif de digérer l’Histoire Moderne pour la rééquilibrer (la réparer?), ou d’inventer un avenir radicalement différent? 

    MA. 

     

    PS : « Terre Natale »

    On peut aller voir avec intérêt cette exposition à la Fondation Cartier qui confronte les regards de Raymond Depardon et de Paul Virilio sur les mutations de la planète. Si la relation au territoire tend à devenir de plus en plus abstraite (et on voit mal comment ce mouvement cesserait), qu’est-ce qui nous lie à un lieu, ou plus largement à une identité? Pour Raymond Depardon c’est l’appartenance culturelle à une langue, qui s’incarne aussi dans un rapport au corps et la nature. De son côté, Paul Virilio constate : « c’est la fin de la géographie »… Il n’y aura pas de retour en arrière, mais par contre de nouvelles situations vont apparaître, issues de l’intensification des mouvements migratoires (un repeuplement global) qu’il faut anticiper d’urgence. 

     

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    Lors de nos premiers débats, certains discours reviennent comme des évidences partagées par certains invités et la salle : des discours critiques et utopiques qui forment le contexte culturel des débats intellectuels sur une nécessaire « révolution environnementale ». Mais certaines évidences partagées masquent peut-être de problèmes fondamentaux, des enjeux de civilisation qui divisent. 

    Par exemple : le DD doit nous permettre de redéfinir une civilisation à partir de l’objectif du bonheur, et symétriquement si nous ne faisons rien, nous sommes condamnés à une apocalypse inévitable.

    Le bonheur ou la catastrophe? 

    Nous faisons face à un précipice : ce vertige morbide (finitude de la planète, risque d’extinction de la vie) explique peut-être le besoin de se projeter dans son opposé : la vie idéale, le bonheur. Ce mot revient sans cesse, sans que l’on explique en quoi il serait réellement en rapport à la crise environnementale, ni en quoi il y répondrait. Au delà de la nécessité stratégique d’adosser la rationalité du DD aux risques (et réalités) de la catastrophe, le thème du bonheur paraît particulièrement problématique : n’est-ce pas précisément la morale du bonheur qui porte une lourde responsabilité dans la crise environnementale que nous traversons ? 

    Kant avait critiqué la tentation de fonder la morale sur le bonheur, car celui-ci est nécessairement une notion privée et subjective qui contredit tout accord objectif sur des valeurs universelles. A chacun son bonheur, c’est bien connu… Quant à définir la norme d’un bonheur collectif, l’Histoire du XXe siècle devrait nous vacciner : c’est précisément la réthorique de tous les totalitarismes.  Et une société démocratique basée sur le bonheur, tend à se fragmenter, se réduire sur des communautarismes, des préférences et donc des rejets! La société du nombrilisme, nous y sommes déjà… Il faudrait donc au contraire apprendre à ne pas penser à partir des notions hédonistes de bonheur (bien être, satisfaction, plaisir), qui se traduisent concrètement par modes de consommation.

    Se projeter sur un projet de civilisation pourrait donc consister à affronter ces paradoxes : remettre en cause la société de consommation, c’est peut-être remettre en cause une idée fondamentale : la liberté individuelle, comprise comme le bon vouloir… Rouler en 4×4 lorsqu’on habite en ville, c’est évidemment une survalorisation de la liberté individuelle (et un remède imaginaire au manque de liberté réelle), mais au delà des caricatures, un projet de civilisation durable pourra-t’il faire l’économie d’une réflexion sur la réponse à ce désir d’autonomie et de liberté? L’idéal du bonheur prend ici un sens beaucoup plus essentiel et politique. 

     

    MA.

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    5 février 2009Bernard BensoussanNon classé    Laissez un commentaire »

    Rendez-vous le 27 février 2009 à 19h à la Sorbonne pour une rencontre-débat avec Bruno Schnebelin et Françoise Léger, directeurs artistiques de la compagnie ilotopie, co-auteurs de l’ouvrage publié par L’Entretemps, collection Carnets de rue : Les utopies à l’épreuve de l’art (2008). Cette rencontre-débat s’inscrit dans le cadre du cycle art [espace] public, proposé du 30 janvier au 13 mars 2009 par le Master professionnel Projets Culturels dans l’Espace Public de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs.  
     
    L’espace public, espace des possibles ?
     
    Alors que les utopies semblent avoir déserté l’époque, que les artistes de la rue et les architectes se sont assagis, l’espace public peut-il encore être l’espace des possibles ? Des philosophes, des artistes, des architectes le pensent et le prouvent. Ainsi la compagnie ilotopie qui, depuis trente ans, ambitionne de lutter contre l’effacement du sens que se voit imposer l’espace public, opérant aux frontières des enjeux individuels et sociaux, au travers de multiples « champs d’expériences », performances, actions de « Land Act »… Trois interrogations au cœur de cette rencontre : à quelles conditions les scénographies urbaines sont-elles créatrices d’utopies ? Comment « rendre le possible à nouveau disponible » ? « La perte de l’anticipation artistique et politique serait-elle fatale à l’art » (Bruno Schnebelin) ?
     
    Autour de Bruno Schnebelin et Françoise Léger, directeurs artistiques d’ilotopie, cette rencontre réunira Jean-Jacques Delfour, philosophe, et le jeune collectif d’architectes Exyzt, qui réalise des installations éphémères chargées d’utopies.
     
    Vendredi 27 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu.
    Entrée libre sur inscription :
    www.art-espace-public.c.la

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    Victime de son succès le développement durable imprègne dorénavant toutes les sphères de la bonne pensée politique, et affiche sa vertu sur tous les murs, qu’ils soient publicitaires ou écologiques… De son côté l’avènement du tout culturel dans nos sociétés contemporaines, englobe nos façons de penser, d’agir, notre idéal de rassemblement, nos souvenirs partagés…bref constitue notre socle d’existence commune dépourvue de toute réelle volonté émancipatrice.

     

    Culture et développement durable, dans leur tentative actuelle de rapprochement, partageraient en définitive sur des parcours parallèles un destin commun… celui de devoir disparaître à moyen terme, engloutis dans un océan de déclarations bien pensantes et de consensus mous… aplanis faute d’avoir su investir avec désir le futur, et de reconnaître la portée symbolique de leurs projets.

     

    Quelles seraient les conditions pour que le développement durable, dans sa grande œuvre pacificatrice, puisse prétendre incarner un projet de civilisation ?

     

    Certes éclairer notre chemin, mais aussi intensifier nos existences… ne conviendrait-il pas de convier l’art comme désordre créatif, et inventivité insoumise pour renouveler l’action politique dans une trajectoire de développement durable ? Tout projet politique de développement durable se doit de porter un espoir collectif, créer de nouvelles opportunités et suggérer des arbitrages dans les champs d’incertitude…

     

    L’alternative ? le risque du « dégoût » de développement durable comme on frise le dégoût culturel, cet empilement désarticulé de vagues connaissances, d’images accumulées dans lequel nous baignons, au quotidien, désorientés…

     

    Référence : « Le grand dégoût culturel » Alain Brossat ed Non conforme Le Seuil, 2008

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